Acouphène, mal aux oreilles en avion… Voyager sans crainte !

12 avril 2018

Il est fréquent de stresser à l’idée de prendre l’avion quand on est sujet aux acouphènes. La variation de pression lors du décollage et de l’atterrissage, qui entraine parfois un barotraumatisme, suscite des craintes légitimes. La peur de voir ressurgir un acouphène en avion peut facilement dissuader de voyager avec ce moyen de transport.

Ce bruit insidieux n’est lié à aucune source externe mais des facteurs peuvent le déclencher voire l’alimenter. Le stress en fait partie mais pas seulement. En avion, le bruit des moteurs, les changements de pression atmosphérique et l’anxiété de l’altitude sont autant d’éléments qui favorisent parfois l’acouphène chez ceux qui en souffrent déjà. Ils peuvent aussi en créer de manière ponctuelle chez ceux qui d’ordinaire n’en sont pas atteints.

Mais subir un acouphène en avion n’est pas le seul désagrément. Le transport aérien provoque d’autres inconvénients : oreille bouchée, ouïe qui devient plus sourde, tympans qui claquent, douleur à l’oreille… Tout ces troubles auditifs liés à la dépression atmosphérique ne sont que temporaires.

Avoir mal aux oreilles en avion n’est pas une fatalité. C’est pourquoi nous vous disons dans cet article s’il est risqué de prendre l’avion quand on est sujet aux acouphènes. Nous vous donnons également quelques conseils pour voyager sans craindre ce trouble auditif.

Mal aux oreilles en avion

Quels risques à prendre l’avion ?

Il est normal de se demander si prendre l’avion est une bonne idée quand on craint l’acouphène. Les plus angoissés y renonceront sans doute pour ne pas avoir à être confronté au problème. Dans un premier temps, voyons ce qui est susceptible de générer ou d’accentuer l’acouphène.

Dès l’arrivée à l’aéroport, le stress que l’on ressent est amplifié. Le bruit ambiant, les annonces quasi incessantes au haut-parleur, les échanges avec le personnel de l’aéroport, les questions de l’hôtesse d’accueil, les requêtes du douanier au milieu du brouhaha sont des situations stressantes pour l’organisme.

Ajoutons à cela l’inquiétude d’avoir oublié quelque chose à la maison, l’appréhension du voyage en avion et la fatigue qui s’accumule. Dans un tel contexte, si l’on souffre d’un acouphène, il est tout à fait possible d’arriver dans l’avion en subissant une perception plus forte du phénomène avant même d’avoir décollé.

D’autres facteurs sont à prendre en compte pendant le vol. En premier lieu, l’acouphénique peut ne pas supporter le bruit des réacteurs. Ensuite, le décollage et l’atterrissage, phases durant lesquelles se produit une variation de pression atmosphérique, peuvent malmener l’oreille moyenne en générant un acouphène ou en l’amplifiant. Enfin, un rhume, une otite ou une sinusite contribuent parfois au phénomène.

Avion et acouphène

En temps normal, la trompe d’Eustache, le conduit reliant l’oreille moyenne au fond de la gorge, équilibre la pression. Mais en avion, elle ne parvient pas toujours à compenser les fortes variations, surtout en phase de descente de l’avion, car elle bloque l’air entrant pour protéger l’oreille.

La survenue d’un barotraumatisme en avion à l’origine d’un acouphène est un risque possible mais il ne doit pas dissuader de prendre ce moyen de transport. Préparer son vol en amont afin de canaliser son stress et anticiper le trouble par des actions préventives permettent en général d’éviter ce désagrément.

Comment éviter un acouphène en avion ?

Pour ne pas avoir à supporter un acouphène en avion, la première chose à faire est de se relaxer. Il faut prendre le temps de se reposer et de se détendre avant même de voyager. Si l’on est stressé le jour de l’embarquement, le risque sera toujours plus grand d’en souffrir. Voici une liste de techniques à privilégier en avion. Vous pouvez y piocher la solution ou le remède qui vous convient le mieux.

Avion et oreilles

  1. Bouchon d’oreille
    Avant le départ, il est possible de prendre la précaution d’acheter en pharmacie des bouchons d’oreilles. Un bouchon d’oreille spécial pour l’avion du type boule Quies a la capacité d’atténuer le bruit ambiant et de faire tampon quand la pression change subitement. Cette protection auditive pourra soulager un enfant ou un bébé par exemple.
  2. Bruits blancs et casque anti-bruit
    On peut également s’orienter vers un appareil auditif générateur de bruits blancs. Ces sons injectés dans l’oreille ont tendance à estomper la perception de l’acouphène. Certains adopteront plutôt le port d’un casque anti-bruit réducteur de sons parasites pour écouter de la musique dans un confort absolu.
  3. Recommandations diverses
    D’autres astuces permettent d’éviter que les oreilles ne se bouchent et provoquent un acouphène. Boire lentement, sucer des bonbons, mastiquer du chewing-gum ou simplement déglutir sont des activités qui activent la trompe d’Eustache et réduisent la pression dans l’oreille moyenne. Vous le voyez, il n’y a pas un traitement unique contre l’acouphène mais plutôt plusieurs méthodes faciles à mettre en application.
  4. Méthode de Valsalva
    La méthode de Valsalva, consistant à régulièrement souffler doucement en se bouchant le nez et la bouche lors de l’ascension et de la descente, est une alternative qui a fait ses preuves pour déboucher des oreilles bouchées. Autre recommandation contre la gène barotraumatique : il est conseillé de rester éveillé durant ces phases afin de réguler la pression dans les oreilles.
  5. Penser à autre chose
    Enfin, un autre moyen de lutter contre l’acouphène en avion est de l’oublier. Pour cela, écouter de la musique – pas trop fort, évidemment – lire, ou pratiquer la relaxation sont des astuces qui permettront à certains de les supporter.

Si l’acouphène survient après avoir pris l’avion, ces méthodes sont également envisageables pour tenter de l’atténuer ou de le faire disparaitre. Avec tous ces conseils en poche, il ne vous reste plus qu’à profiter de votre vol. Alors, bon voyage !