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Acouphènes et AVC : diagnostic et prise en charge

Un AVC peut déclencher des acouphènes persistants, pulsatiles ou continus. Ces sifflements fantômes affectent profondément la qualité de vie. On fait le point sur leurs origines, les moyens pour les diagnostiquer et les avancées thérapeutiques pour mieux les apprivoiser.

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Origine et diagnostic des acouphènes post-AVC

Les acouphènes post-AVC trouvent leur origine dans des lésions cérébrales localisées dans les zones auditives ou vestibulaires du tronc cérébral, du cervelet ou du cortex temporal. Ces régions, vascularisées par le système artériel postérieur (artères vertébrales, cérébelleuses, cérébrales postérieures), interviennent dans la transmission et l’intégration des signaux auditifs et vestibulaires.

Une ischémie ou une hémorragie dans ces territoires peut perturber les noyaux vestibulaires ou les voies auditives centrales. La conséquence est une perception anormale des sons, du type acouphène pulsatile ou continu.

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Le diagnostic repose sur une évaluation clinique approfondie avec une recherche de signes neurologiques associés (vertiges, nystagmus, troubles de l’équilibre, hypoacousie) ainsi qu’une imagerie cérébrale (IRM, angio-CT). L’IRM est l’examen de référence pour identifier précocement les lésions ischémiques ou hémorragiques, notamment dans le tronc cérébral et le cervelet, où les symptômes auditifs peuvent être révélateurs d’une atteinte centrale.

Prise en charge des acouphènes post-AVC

La prise en charge des acouphènes post-AVC repose sur une approche multidisciplinaire, faite d’une évaluation médicale, de traitements étiologiques et de stratégies symptomatiques. Après un bilan ORL complet (audiométrie, acouphénométrie, imagerie), l’objectif est d’identifier et de traiter la cause.

En l’absence de cause curable, des thérapies comme la Tinnitus Retraining Therapy (TRT) ou les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont proposées pour habituer le patient à son acouphène et réduire l’impact émotionnel.

Les aides auditives et les générateurs de bruit blanc sont également utiles pour masquer les acouphènes, notamment en cas de perte auditive associée.

Parmi les approches émergentes, on trouve des innovations thérapeutiques, telles que la neuromodulation (stimulation magnétique transcrânienne répétitive ou rTMS, neurostimulation acoustique) ou l’instillation intratympanique de médicaments, qui ciblent l’hyperactivité neuronale responsable des symptômes.

Enfin, un soutien psychologique (counseling, gestion du stress) et des techniques comme le yoga, la méditation pleine conscience, contribuent à améliorer la qualité de vie des patients, parfois affectés par l’anxiété et des troubles du sommeil.

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